Actes de la Session de Formation Permanente de mai 2016 à Lomé

Inserrée dans une longue histoire...

Actes de la Session de Formation Permanente de mai 2016 à Lomé

Session de Formation Permanente
Lomé (Agoe), 9 – 12 mai, 2016
Thème : Appropriation des Actes du Chapitre 2015
MARDI 10 MAI
Mise en commun
Groupe 1 :Identité : « quelle identité pour les Comboniens au TGB ? »
Quelle identité pour le Combonien au TGB ? AC 2015, 1-6
Il est question en ces numéros du rapport personnel du Combonien avec Jésus, c’est à dire de sa rencontre personnelle qui le porte à vivre la relation en communauté et avec les autres. L’origine et le fondement de notre être Combonien est cette rencontre personnelle avec le Christ. Un rappel donc du Chapitre sur notre spiritualité mais aussi de ce que les gens savent de notre identité, bref la source de notre être missionnaire.
Notre identité de Combonien vue par les autres est trop individuelle, pas une communauté religieuse avec des projets communs. Cela est un peu différent d’un pays à l’autre. Œuvrer afin que l’image que les gens ont de nous soit une image de cénacles d’apôtres.FPconfrères
La fraternité, l’esprit de travail en groupe contre l’individualisme, soigner les relations interpersonnelles pour réaliser le fait que nous sommes cénacles d’apôtres.
Comme province, est ce que nous soignons notre fraternité ? Le départ de certains confrères nous a-t-il fait réfléchir ou nous a juste réjouit même si chacun a son histoire personnelle?
Que faire pour remédier à la crise d’identité que nous vivons? Avons-nous des projets provinciaux pour suppléer aux projets personnels qui risquent de mourir avec leurs protagonistes?
Qui suis-je ? L’identité personnelle est définie par ce que je suis dans mon être profond, mon histoire, ma relation avec le Christ, Comboni.
Les œuvres sociales dans le passé ont beaucoup aidé dans la promotion humaine et cela avait créé une identité combonienne. Il y a un effort à faire pour sortir de la crise d’identité car en premier nous ne sommes pas un club d’amis, il faut donc œuvrer pour construire une identité provinciale, ce qui nous unit comme Comboniens du TGB.
Nous traversons une période de crise avec la nouvelle physionomie de la province que nous n’arrivons pas encore à gérer. Jésus et la mission nous unissent, œuvrer donc pour une fraternité basée non sur l’argent mais sur le fait que nous sommes frères, Comboniens.
L’identité n’est pas statique, elle doit être dynamique au niveau personnel comme provincial, c’est pour cela qu’il est important de se mettre à l’écoute de la réalité, des gens, pour être aidés dans l’évolution de notre identité avec les changements auxquelles nous sommes confrontés.
Penser à une œuvre provinciale combonienne qui restera combonienne, sinon notre présence comme Comboniens au TGB risque de finir un jour sans laisser de traces.
Notre province se trouve dans un contexte très clérical, nous sommes fermés et réduits au niveau du clergé diocésain, conséquence : qui n’est pas prêtre n’est rien. Pourquoi ne pas orienter le service missionnaire vers une œuvre de promotion humaine avec une nouvelle présence de frères pour sortir de ce cléricalisme? La qualification des confrères est importante pour œuvrer dans la promotion humaine et marquer de notre empreinte combonienne les endroits dans lesquels nous travaillons.
Le changement dans le monde actuel nous oblige à requalifier notre présence combonienne.
Nous devons être présents dans les lieux de première évangélisation mais aussi là où il y a la formation des élites, la formation intellectuelle pour dialoguer avec la nouvelle génération, être en mesure d’affronter les nouveaux défis de la mission aujourd’hui, nous évoluons à tâtons, en amateurs, sans qualification sérieuse.
Pourquoi ne pas orienter, déjà après le scolasticat, pour une formation pratique durant le service missionnaire et revoir notre mode de faire le service missionnaire en province?
N’est-il pas temps que nous pensions sérieusement à notre identité missionnaire en lisant les signes que le monde, aujourd’hui, nous offre et nous demande pour une présence efficace et sérieuse ? Le charisme est quelque chose en évolution et nous devons nous en rendre compte.
Est-ce que nous nous sentons membres de la province? Avons-nous un sens d’appartenance à la province ? Cela fait partie de notre identité comme Comboniens au TGB et du TGB.
Groupe 2 : La situation actuelle et « notre situation au TGB ? »AC 2015, nn. 7-19
L’analyse de la situation actuelle nous amène à focaliser notre attention sur certaines réalités qu’on observe aussi bien au niveau du monde, en général, qu’au niveau de notre Province, en passant par l’Eglise universelle.
1- Au niveau général
Tout comme le Chapitre, nous constatons un monde en pleine mutation. Ces mutations sont caractérisées entre autres par :
– une grande mobilité humaine ;
– des frustrations de plus en plus accrues au niveau des peuples. Ces frustrations génèrent une situation d’indifférence, de laquelle naît un climat de peur généralisé. Et cette peur emmène soit à se recroqueviller sur soi-même ou à tomber dans le cercle vicieux de la violence.
2- Au niveau ecclésial
Dans la mesure où elle-même participe à la fatigue, à la désorientation que connaît le monde actuel, les changements qui s’opèrent dans le monde constituent une interpellation pour l’Eglise. Et cette interpellation fait appel à un témoignage de vie.
Comment rendre alors témoignage aujourd’hui, dans ce monde en pleine mutation ?
Le Pape François, et à sa suite le Chapitre, nous demande de SORTIR DE pour ALLER VERS…
3- Au niveau provincial
En tant que Comboniens, travaillant dans la réalité concrète du TGB, nous ne faisons pas moins l’expérience de fatigue et de désorientation que connaissent aujourd’hui le monde, en général, et l’Eglise, en particulier. Ainsi doit-elle fortement retenir notre attention, durant les six années à venir, l’interpellation du Pape de sortir de, pour aller vers.
Quels sont, pour nous aujourd’hui, les domaines dans lesquels la sortie se fait la plus sentir ?
– Sortie dans le domaine des relations avec les autres religions :
Il s’agit du dialogue interreligieux surtout avec nos frères musulmans et ceux des religions traditionnelles. Peut-on définir de nouvelles façons d’aborder les autres ?
– Sortie sur le plan social :
La chosification de la personne de l’autre, le taux de paupérisation de plus en plus accentué, les questions écologiques et tant d’autres maux qui minent nos sociétés actuelles interpellent notre engagement dans le domaine de la JPIC.
– Sortie dans le domaine de la promotion des vocations :
On observe, aujourd’hui, une floraison des vocations dans notre Province. C’est un don mais en même temps une interpellation dans le sens de la sélection et du discernement des vocations, en vue de la qualité du personnel que nous recherchons.
Peut-on, d’avantage, rendre adéquates nos structures déjà existantes pour un meilleur accompagnement de ces vocations ?
– Sortie dans le domaine des relations interpersonnelles au sein de nos communautés.
Deux réalités sont fortement soulignées par le Chapitre, et qui affectent aussi notre Province, à savoir : le vieillissement de certains membres et la diminution du nombre des confrères ; diminution qui se caractérise par des sorties de confrères de l’Institut. En fait, nous voyons ces sorties comme une expression tangible de la fatigue et de la désorientation qui se vivent actuellement au sein de l’Institut. Des questions se posent alors :
Comment vivons-nous notre vie communautaire ?
Nous constatons une peur de partager nos différences et de partager sur nos différences. L’interculturalité, dans ce contexte, est fortement mise à l’épreuve. Notre préoccupation doit se porter donc sur la qualité de nos relations. La prière communautaire, le repas communautaire, la soirée récréative, le conseil de communauté… sont-elles des activités qui se vivent machinalement ou bien constituent-elles de véritables lieux où la personne du confrère est pleinement prise en compte, valorisée ?
Mais, au-delà de toutes les considérations que nous venons de mettre en exergue, il importe de souligner que ces grands changements que l’on observe au niveau du monde et de l’Eglise ne doivent pas nous plonger dans le découragement. Au contraire, nous devons les considérer comme étant des opportunités de franches réflexions sur nos méthodes et de définition, si possible, de nouveaux chemins.
Groupe 3 :Mission et Réorganisation : « quelle mission pour les Comboniens au TGB ? » « Quels défis pour une réorganisation au TGB ? » AC 2015, nn. 21-26 et 27-38
Mission :
Quelle mission pour les Comboniens au TGB ?
Partant du titre « l’esprit nous appelle à rêver et à nous convertir », nous avons trouvé que la conversion est importante pour pouvoir mieux nous organiser dans la souplesse, la simplicité et surtout dans une plus grande ouverture. Ainsi, vue la diminution du personnel, il nous semble qu’il importe de revoir notre force d’action. Aussi la pluralité de la mission qui englobe les domaines de justice, paix… nous interpelle à une formation ou préparation pour affronter ces différents domaines.
A ce propos, nous nous sommes interrogés, s’il faut, nous limiter à l’animation missionnaire, à la nouvelle évangélisation et à la formation ? Certes non ! Rêver signifie discerner en évitant le risque de tomber dans le péché d’une tendance forte au protagonisme et à l’auto-référentialité comme le souligne le n° 25 des actes du Chapitre.
Il est important de nous ouvrir à une nouvelle vision de la mission et à revoir nos présences dans les grandes villes. Ceci peut nous aider à faire un saut de qualité pour ne pas rester dans le traditionalisme et nous ouvrir à la créativité. Toutes les dimensions de la vie s’engagent dans la mission : ce qui fait comprendre que la mission n’est pas une question géographique mais, plutôt, elle est une spécificité de ce que l’on est ou, encore mieux, la mission relève de l’être. Il importe donc que notre être Combonien puisse devenir la base de notre requalification missionnaire.
Nous pensons à des missionnaires chercheurs c’est-à-dire à des missionnaires qui s’auto-cultivent. Nous tenons à féliciter dans ce sens, l’effort de nos aînés qui se sont investis dans la connaissance de nos cultures et en même temps, nous encourageons les confrères autochtones à s’engager sur leurs pas. Ceci pourrait aider à donner sens à notre présence dans les milieux ou nous sommes.
Nous pensons à l’importance d’une spécialisation en missiologie pour aider l’église locale à grandir « missionnairement », nous pouvons être un point de référence pour les Eglises, là où nous sommes.
Défis pour la réorganisation
Il importe de prendre en compte la question du manque de personnel pour savoir ce qu’on peut faire réellement en fonction des personnes qu’on a. Aussi il convient d’attirer notre attention sur notre être Combonien dans les milieux de notre présence. Voilà, donc, les défis :
– Comment maintenir ce que nous sommes entrain de faire, vue la question du personnel ?

– Pouvons-nous, en tant que province, dire que dans les prochaines six années nous allons élargir nos champs d’action ou les réduire ?
– Dans le cadre de la ministérialité, ne pouvons-nous pas collaborer avec d’autres qui partagent la même réalité que nous ? Et cela dans le sens d’une plus grande et vaste collaboration.
– Comment entrevoir la possibilité de spécialisations avec les forces dont nous disposons ?
Groupe 4 : Personnes (AC 2015, nn. 27-38) : Qu’est-ce que le Chapitre demande au TGB ? »
Ce qui sort comme élément ou mot pivot de ces numéros est la prise de conscience de la spiritualité combonienne fondée sur la Parole de Dieu qui guérit, une spiritualité qui débouche sur l’interculturalité. Ces numéros nous invitent, donc,à l’ouverture : envers les autres et envers les confrères. Nous sommes invités à avoir une vision plus humaine, à redynamiser nos liens de fraternité avec les autres membres de la famille combonienne : amicales (si possible les inviter à nos assemblées), les sœurs comboniennes, les laïcs…
Pour bien vivre l’interculturalité, il faut beaucoup d’humilité pour pouvoir apprendre de l’autre, privilégier la communication, développer l’amour fraternel qui implique la transparence et la sincérité, donner le temps nécessaire pour l’apprentissage de la langue et des cultures aux confrères nouvellement envoyés à nos missions…
Dans notre province, nous avons l’impression qu’on remplit seulement des « trous » dans les communautés, le nombre des confrères travaillant en province étant trop exacte. On se demande ce qu’on ferait si un confrère tombait subitement malade…
Le conseil provincial est invité à tenir compte des valeurs de l’interculturalité et de l’internationalité dans la répartition des confrères dans les communautés.
Nous rendons grâces à Dieu parce que,malgré la réalité de nos communautés,une certaine sérénité y règne.
Débat :
• A l’invitation du chapitre il faut partir d’un renouvèlement de la communauté, il faut soigner les rapports dans les communautés. Il nous faut beaucoup travailler pour que nos communautés soient des communautés basées sur la Parole de Dieu, des communautés nourries par la prière, des communautés plus vivantes, plus joyeuses. Sans cette dimension on travaille comme des trains et non comme des frères.
• Il faut prendre au sérieux notre relation avec l’Islam. Certaines parties de nos pays sont envahies par les musulmans (ex Djougou) ; mosquées, écoles, mariages… Cela constitue des provocations auxquelles il faut savoir répondre. Mais, ne mélangeons pas Boko Haram avec le vrai islam… il nous faut savoir comment vivre au milieu de ces gens plutôt que de chercher à les freiner de manière radicale.
• Parfois dans une province, c’est difficile de savoir où on va. Il n’y a pas de lignes directrices. Le plan sexennal devrait nous aider à savoir où nous allons ; à focaliser nos priorités et engagements. Nous devons être comme ce feu qui « chauffe » les diocèses où nous sommes présents.
• Le chapitre nous invite à devenir plus humains. Une question à se poser c’est de savoir si nous nous aimons vraiment ? Notre spiritualité doit nous pousser vers la vie fraternelle.
• Il y a un appel à la conversion : changement de regard sur le laïcat. Les laïcs ne sont pas utiles seulement quand on a besoin de leur argent. Il faut une ouverture aux laïcs. Ils ont un rôle autre que donner de l’argent ; c’est le peuple de Dieu. Nous aussi devons prendre cette dimension en compte.
• Souvent nous disons du mal de nous-mêmes, nous nous critiquons de manière trop négative et cela ne nous aide pas. Il faudra aussi reformuler nos engagements.
• L’islam n’est plus une menace mais plutôt un défi. Pour notre situation du TGB, il nous faut une vraie formation pour savoir entrer dialogue avec l’islam. Envoyer des confrères là sans formation s’avèrerait inefficace.
• Selon le Pape François, si nous voulons lutter contre le fondamentalisme islamique il faut d’abord lutter contre la pauvreté. Il faut donc aider nos fidèles à se prendre en charge.

INDICATIONS OPERATIONNELLES
La mission (AC 2015 nn. 44-45) :
Groupe 2 :
QUE FAIRE DE CE QUE LE CHAPITRE NOUS DEMANDE ?
En faisant une lecture approfondie de ces deux numéros, il apparaît un fort appel au changement. Il s’agit d’un changement dans le sens d’une double réduction des engagements et des missions, avec la proposition de quelques services spécifiques. Soulignons d’entrée que ce discours n’est pas nouveau. Et, avant tout, il faut un travail de fond au niveau de la personne même du missionnaire : la purification de ses motivations personnelles dans le service missionnaire à lui confié au sein de sa communauté religieuse.
Que faire de ce que le Chapitre nous demande ?
Prêter plus d’attention à un certain nombre d’aspects tels que : collaboration, spécialisation, internationalité, charisme et communauté fraternelle.
– Collaboration
Durant les six années à venir, il importe que nous maximisions nos efforts dans le sens du travail en équipe, au sein de nos communautés religieuses.
Trouvons une formule de travail d’ensemble avec d’autres Instituts religieux de notre Province dans le domaine de l’animation missionnaire.
Améliorons la qualité de notre collaboration avec nos Églises locales dans le domaine de la JPIC.
Améliorons surtout la qualité de notre collaboration avec les Sœurs Missionnaires Comboniennes.
– Spécialisation
Le souci majeur est de fournir un service plus qualifié sur le champ de la mission. Il s’agit, en fait, pour nous, d’être plus proches des attentes de nos sociétés, dans leur évolution actuelle.
– Internationalité
La présence de confrères autochtones, dans la Province, devient de plus en plus importante. Cela est un don, mais qui, en même temps, peut devenir une source d’appauvrissement. Nous avons besoin de la présence, au sein de notre Province, de plus de confrères Latino, d’Africains appartenant à d’autres Provinces. Nous encourageons alors le Conseil Provincial, dans le cadre de ses négociations avec la Direction générale pour ce qui est des affectations, de toujours insister sur cet aspect.
– Charisme
La nécessité de réfléchir, de revisiter notre charisme et le Fondateur, durant ce sexennat, aussi s’impose. Cela nous permettra de dépasser cette mentalité de : ‘’On a toujours fait ainsi’’, afin de mieux répondre aux questions liées à l’existence que nous pose le monde et nos sociétés actuelles.
– Communion fraternelle
Notre effort premier, durant ce sexennat, doit être à ce niveau : soigner la vie au sein de nos communautés religieuses. Il s’agit de mieux entretenir nos relations interpersonnelles.
Au terme, de façon plus concrète, deux choses nous sont demandées par le Chapitre : d’une part, réduire nos engagements et nos communautés et, d’autre part, opter pour certains services spécifiques qui correspondent au mieux aux exigences de notre milieu de vie et de mission.
Comment s’y mener ?
Ce sera un risque, voire une erreur de vite se lancer dans un processus de réduction de nos engagements et de fermeture de certaines missions.
La question importante à se poser aujourd’hui est celle de savoir ce que nous voulons faire concrètement. Préférons-nous conserver le style classique d’évangélisation qui consiste à tenir une paroisse et des stations secondaires ? Aujourd’hui d’autres Instituts religieux de la place et même les Prêtres diocésains sont capables de faire autant, et parfois mieux encore. Voulons-nous opter pour des services beaucoup plus spécifiques, qui puissent nous démarquer des autres ?
Finalement, nous pensons que, dans le contexte actuel de notre Province, il ne sera pas judicieux pour nous, au cours de ce sexennat, de réduire nos communautés. La question se pose plus au niveau de ce que nous apportons de spécifique aux gens. Tout en conservant nos paroisses, qu’est-ce que nous faisons de propre à nous, qui puisse nous démarquer du Prêtre diocésain, du Jésuite, du Franciscain et autres.
Groupe 3 :
Nous avons trouvé qu’il est difficile de dire avec radicalité ce que nous pouvons faire de ce que le chapitre nous propose. Toutefois, nous croyons que nous ne devons pas avoir peur mais nous devons oser. Ainsi donc nous trouvons important la requalification de notre présence. Et nous nous sommes dit qu’il nous faut aborder la question en vue de nous ouvrir aux inspirations. Delà, nous nous somme attardés à relever certaines priorités que le chapitre à souligné :
– Formation des communautés stables et internationales.
– Donner priorité à l’islam (il ne s’agit pas forcement d’envoyer des gens pour étudier la langue ou l’islam mais on peut, en dialogue avec la direction générale,envisager de faire revenir les confrères de la province qui ont eu à vivre la mission dans des milieux islamiques).
– Le dialogue avec la culture.
– La promotion humaine et la revalorisation de la présence des Frères dans la province.
– La formation dans le domaine de la justice et paix.
– Une spécialisation dans la missiologie
Les Personnes (AC 2015, 47-54)
Groupe 1 :
L’Interculturalité (47)
C’est une belle chose quand les autres (fidèles, diocésains) nous voient vivre ensemble, C’est un premier témoignage que nous sommes appelés à conserver dans la pratique.
Déjà dans la formation de base l’interculturalité est une valeur qu’on essaie d’inculquer, et cela aide à vivre avec les autres confrères ou fidèles. C’est un témoignage pour les autres de nous voir vivre ensemble malgré nos nombreuses différences, à nous de nous efforcer de concrétiser ce témoignage au quotidien, dans l’humilité, la patience, l’ouverture et le respect de l’autre, une majeure communication fraternelle.
On accepte la différence mais des fois on se limite au vivre ensemble sans approfondir la richesse de l’autre, sa différence comme richesse à accueillir, à découvrir avec patience. On se limite à dire qu’il est comme cela, point final.
On ne sent plus comme nécessaire prendre le temps de comprendre la mentalité des gens, leurs cultures, leurs langues, il manque une vision d’ensemble des communautés sur ce fait.
C’est un choix de l’Institut mais chacun est appelé à en faire un choix de vie, il faut l’engagement personnel en cela. La province doit continuer à faire un chemin en cela surtout dans l’affectation des confrères dans les communautés locales, c’est-à-dire éviter que les Togolais se retrouvent au Togo, Béninois au Bénin, Ghanéens au Ghana. Avoir le souci de promouvoir les valeurs importantes de l’Institut dans nos communautés.
Ce point nous invite à éviter les préjugés, la xénophobie, la sous-estimation des confrères et nous incite à un meilleur discernement, une connaissance majeure de l’autre.
C’est un défi constant et nous devons en être conscients, car cela a des répercussions sur notre agir à l’extérieur.
Spiritualité et Règle de vie (48-51)
Il est important reconnaître que dans notre spiritualité les Pauvres ont une place primordiale, et beaucoup de témoignages positifs en ce sens sont évidents. La rencontre personnelle avec le Christ obligatoirement nous porte à revoir notre mode de vivre au quotidien, nous aide à avoir les mêmes sentiments qui animaient le Cœur de Jésus comme disait Comboni si nous nous laissons interpeler.
Nos communautés ne doivent pas se limiter à des équipes de travail d’où l’importance du partage entre confrères, l’importance de la messe communautaire, du moment de la prière ensemble pour marquer aussi ce fait que nous sommes un cénacle d’apôtres. Chacun de nous doit contribuer en cela et ne pas attendre seulement l’initiative du supérieur.
Nous avons beaucoup de moyens qui peuvent nous aider à grandir dans la vie spirituelle et la vie apostolique. Nous avons besoin des moments de partage sur nos activités, il faut qu’on revienne à la Parole de Dieu et a l’Eucharistie comme centre de nos communautés pour ne pas tomber dans la tentation d’être une ONG.
Scolasticats e code de conduite (51-54)
Concernant le service missionnaire comme partie intégrante de la formation, il semble que la décision de faire le service missionnaire a été prise sans penser concrètement à ce qui se fera durant ce temps. Il faudrait revoir vraiment les objectifs fixés au début et revoir comment les concrétiser. Car l’impression est que la chose varie de province en province et certains en sont exemptés. Il y a beaucoup d’obscurité autour de cela, un discernement provincial s’avère nécessaire pour l’efficacité de ce temps de service missionnaire.
Est-ce qu’il vaut la peine de continuer le service missionnaire, car on a l’impression que dans certaines communautés les scolastiques ne sont qu’une main d’œuvre à bon marché.
On trouve une situation anormale à Cape Coast car on ne trouve pas l’idée originaire de l’insertion.
Groupe 4 :
D’abord nous rendons grâces à Dieu pour le bon témoignage de nos communautés. En réponse à la question de savoir ce que nous pouvons faire nous proposons ce qui suit :
– Faire attention à ne pas regrouper les confrères de même âge ni de même langue dans la même communauté
– Encourager les communautés dans l’élaboration de la charte communautaire (en tenant compte des indications du Chapitre)
– Donner du temps aux confrères nouvellement arrivés en province pour bien apprendre la langue et la culture du milieu où ils seront affectés.
– Soigner l’accueil des confrères et des fidèles dans nos communautés.
– Encourager l’évangélisation comme communauté et non comme œuvre individuelle.
– Organiser la rencontre des jeunes confrères dans les autres pays de la province autre que le Togo.
– En ce qui concerne la proposée fermeture d’un scolasticat de langue anglaise nous prions le CP d’entrer en dialogue sérieux avec le CG pour ne pas fermer Cape Coast ; ce serait nous ridiculiser.
– En ligne avec la révision de la RV, il est souhaitable que le CP propose un programme à suivre avec des questionnaires pour aider dans cet exercice.
Débat :
– La réalité des langues et des cultures, concerne tout le monde et, à plus forte raison, si nous voulons que notre présence soit internationale dans les trois pays.
– Il faudra aussi, une certaine attention aux confrères qui reviennent de la mission pour un service en province : qu’il y ait un temps d’introduction organisé pour eux.
– Pour les nouveaux arrivés qu’on fixe un temps pour l’étude de la langue et de la culture : au moins six mois.
– Faisons attention à ne pas défendre « nos intérêts » et à vivre avec un cœur large, de vision.
– La réalité du personnel nous met, souvent, en face d’urgences auxquelles il faut trouver une réponse.
Mercredi 11
Réorganisation (nn 55 – 73)
Groupe 1 :
Sur quel critère on se base pour l’affectation à l’extérieur de celui qui travaille en province car à l’extérieur l’orientation est pour neuf ans ? Y a-t-il un document officiel dans lequel cela est explicité, directoire provincial par exemple ou c’est une tradition de faire six ans ? Les six ans sont aussi pour celui qui commence sa première mission en province ?
Ne serait-il pas mieux de ne pas trop garder le jeune ordonné en province car, après huit ans plus ou moins du retour du scolasticat, le jeune commence par perdre certaines facultés d’apprentissage et d’adaptation rapide ?
Dans le sexennat il y a eu des programmations pour les spécialisations, mais on voit que ce qui a été fait est insignifiant.
Ne serait-il pas mieux de faire le sacrifice d’envoyer aux études, pour deux ou trois ans, un jeune confrère que d’attendre après 10,15, 20 ans de vœux? Aujourd’hui cette manière de faire n’est plus efficace. C’est vrai, l’expérience pastorale aide pour d’autres études et pour l’identité de la personne mais il est important de veiller à équilibrer les deux choses. Pourquoi pas après 3 ans d’expérience pastorale ?
Dans les spécialisations est ce qu’on tient compte des qualités de la personne, sa passion pour tel domaine… ou on envoie des confrères seulement selon les besoins ?
Y a-t-il une orientation claire au niveau provincial pour les spécialisations comme cela se fait en d’autres provinces?
On en parle beaucoup mais concrètement on ne fait que revenir sur les mêmes discours par manque d’orientation officielle provinciale.
Quand on parle de spécialisations on pense toujours à Rome, France etc. On pense aussi que la personne doit être exemptée de tout engagement mais on peut envoyer aussi dans des pays africains, dans nos pays pour certaines spécialisations. C’est une question de planification et de concrétisation surtout. Durant les assemblées il doit y avoir des évaluations du plan sexennal sur les décisions pratiques et voir où on en est.
Penser à concrétiser les recommandations du CG sur l’unification des différents secrétariats aussi à niveau provincial.
Pourquoi, durant les assemblées, les rapports des secrétariats ne se font-ils pas au début de la rencontre ? On aurait plus de temps pour les débats car ils traitent de la vie de la province ? A la fin, les confrères sont fatigués et cela n’aide pas trop.
Le référent continental pour les frères sera un confrère pour l’Afrique francophone et un autre pour l’Afrique anglophone ou un pour tous ?
(Y a-t-il une convention écrite avec les évêques pour notre permanence dans nos trois paroisses de ville ?)
Groupe 2 :
1.Les personnes et la rotation
Cinq points d’attention ont été soulignés :
– Première période d’affectation hors de la Province d’origine
Le Chapitre a précisé, sans équivoque, le délai de cette première expérience missionnaire hors de la Province d’origine, en parlant de 9 ans. Mais nous trouvons que ça mérite encore réflexion.
– Confidentialité des correspondances personnelles avec les instances hiérarchiques
On ne doit pas relâcher d’attention dans ce domaine. L’effort demeure à fournir à ce niveau pour garder secret les informations personnelles des confrères.
– Rotation
La rotation est nécessaire, car elle fait du bien à la personne et à la mission. Mais il importe que la rotation tienne compte de l’attention à la personne et du compromis jusqu’à un certain niveau.
Dans la rotation, il faut prêter attention à la manière de former nos communautés, de telle sorte que nos partages soient possibles et plus vrais. En fait, ce que les gens attendent de nous, c’est notre témoignage de Cénacle d’Apôtres où il est possible de vivre ensemble malgré les différences.
– Réveil du sens missionnaire chez nos fidèles
Travaillons durant ces six ans à réveiller le sens missionnaire chez nos chrétiens.
2. Les spécialisations
– Critère de choix des confrères pour la spécialisation
Faisons attention pour que les spécialisations tiennent compte surtout des potentialités du Confrère. Aussi faut-il tenir compte de la dignité du Confrère : nous parlons de l’attention à la personne.
– La Province a besoin certes de spécialisations, mais nous pouvons focaliser, pour le moment, notre attention sur 3 ou 4 priorités.
Soulignons, en définitif, que tout l’effort de réorganisation doit avoir pour souci de former, partout où nous sommes dans la Province, des communautés fortes en animation missionnaire et en pastorale de la jeunesse.
Concernant spécialement le nord du Bénin, en plus de ce que nous faisons actuellement, il faut plus d’engagement dans le dialogue interreligieux.
Proposons, pour finir, 4 grandes priorités touchant : la vie communautaire, l’animation missionnaire, le dialogue interreligieux et l’économie.
– Il est nécessaire que durant ce sexennat, on travaille à soigner d’avantage nos relations interpersonnelles : attention à la personne.
– Apport spécifiquement combonien dans nos trois pays durant ce sexennat : l’animation missionnaire.
– Prêter plus d’attention à la question du dialogue interreligieux durant ce sexennat.
– Bien préparer 1 ou 2 Confrères en Economie.

Partages/Débats :
– En ce qui concerne les rotations, c’est à partir du Chapitre 1997 qu’on cherche de respecter les neuf ans. Quant aux six ans de mission en province c’est plutôt de la praxis.
– Pour les spécialisations on attend la lettre du CG sur les études. En principe notre province est bien favorable aux spécialisations. La province a invité le CG à tenir compte de l’âge pour que les confrères ne les fassent pas à un âge déjà trop avancé.
– Pour les conventions, les choses ne sont pas claires… Certaines conventions sont restées aux temps anciens (ex. Lomé).
– Pour le Frère représentant le continent on verra pendant la rencontre des Provinciaux francophones.
– Il y a nécessité de redynamiser notre vie communautaire ; c’est notre manière « combonienne » qui fait notre spécifié : attention à la personne, partage plus approfondi… prêter aussi attention à la composition de nos communautés pour mieux favoriser cet esprit de partage et de fraternité.
– Pour l’animation missionnaire, il faut savoir que l’animation missionnaire ne se limite pas à la vente de la revue. C’est aider nos communautés chrétiennes à s’ouvrir aux réalités de la mission. Pour cela, il nous faut un droit de parler : être formé : missiologie par exemple. Il nous faut être capable d’offrir un service qualifié.
– Au niveau du dialogue interreligieux, il faut noter que le problème n’est pas le nombre de notre présence au milieu musulman mais plutôt nous investir dans le dialogue sérieux avec ces religions.
– Notre préoccupation au niveau de la vie communautaire ne devrait pas être d’avoir des communautés parfaites. Il faut plutôt vivre le prophétisme dans chaque communauté ou l’on se trouve. La communauté, quel que soit sa couleur, doit être « signe » au milieu des gens.
– Invitation aux confrères autochtones en province de se sentir aussi en mission et ne pas penser que la mission c’est seulement en dehors de la province.

Economie (nn. 74 – 85) Qu’est-ce que nous pouvons faire ?
Groupe 3
Après avoir analysé la possibilité d’avoir un assistant économe, nous avons trouvé inutile cette proposition. Il est, au contraire, nécessaire de trouver quelqu’un pour le préparer comme future économe provincial.
Dans le but d’impliquer l’église locale dans la mission comme l’indique le n° 78 des Actes du Chapitre, nous avons souligné l’importance d’un plan d’animation missionnaire bien établi avec les paroisses de nos diocèses, particulièrement celles de nos confrères en mission, afin qu’en rentrant en congé, ils puissent avoir la possibilité d’animer les communautés chrétiennes avec leur témoignage et expérience. Il faut encourager les confrères à garder le contact avec leurs paroisses d’origine pour que le sens missionnaire devienne motif de soutien et de liaison entre l’église locale et la mission.
Constatant que les offrandes d’ailleurs diminuent, nous trouvons important d’alimenter le fond commun total provincial avec les offrandes locales. Delà, une question se pose : qu’est-ce que nous devons faire en tant que province ?
Il y a quelques temps, le CP avait nommé une commission pour réfléchir sur l’auto-prise en charge. Il semblerait qu’elle n’existe plus (peut-être, découragée après la réflexion du SG lors de sa visite à l’occasion du Jubilé de la Province : l’accent était sur la Providence). Tout de même, des propositions avaient été faites. Nous sommes conscients, aussi, qu’il n’est pas si simple et facile de trouver de l’argent pour démarrer quelques initiatives.
Quelques propositions concrètes:
– profiter du terrain de Pahou en commençant un élevage.
-relancer la commission qu’on avait formée dans le but de l’auto-prise en charge.
– pour la prévoyance (fond santé), vu l’âge qui avance, envisager une structure d’accueil pour les confrères malades ou âgés : expatriés et autochtones.
Groupe 4
– Prendre au sérieux la préparation d’un confrère pour remplacer l’économe provincial quand il aura terminé son service.
– Il est souhaitable de penser à un confrère qui suive une formation dans le domaine agro-pastoral et administratif.
– Conscientiser l’église locale et les communautés chrétiennes à prendre en charge nos paroisses et communautés.
– Les paroisses de provenance de nos confrères doivent être bien animées.
– Il nous faut une clarté dans la gestion des fonds.
Partage/Débats :
-Pour ce qui concerne l’autofinancement, la question est au niveau du CP pour voir ce qu’il faut faire. La proposition est de faire quelque chose dans le logement. Il faudrait former un confrère pour la mise en place et la gestion de cette œuvre.
– Il est temps d’investir : c’est ce qui est ressorti de la rencontre des confrères économes. Il faut investir dans le domaine agricole et le logement. Il faut beaucoup d’initiative même au niveau des paroisses : créer un fonds pour la paroisse.
– Pourquoi ne pas associer des laïcs pour la gestion étant donné que nous ne pouvons pas nous spécialiser en tout ?
– Il serait bien de penser à l’élevage à Pahou, exploiter le terrain. Nous ne devons pas oublier que nous avons déjà eu une expérience pareille a Vogan. Il faudrait bien réfléchir et être rigoureux dans la gestion.
– Proposition de planter des teks (10.000) à Pahou.
– Il ne faut pas oublier la parole du Chapitre : nous ne sommes pas des affairistes/gestionnaires.
– Il est déplorable que la plus part d’entre nous ne savent pas d’où vient l’argent que nous dépensons. Il faudra réveiller/développer cette sensibilité avant de savoir comment gérer le fonds que nous avons. Il faut chercher l’argent.
– Parlant d’autofinancement, il faut que chaque communauté s’engage dans ce sens et non attendre seulement les grands projets au niveau provincial. Les petits projets au niveau local sont plus faciles à gérer.
– Selon le souhait du Chapitre il est important d’inviter des experts externes pour aider dans la révision de nos comptes. Pour cela, l’économat général est en voie d’énumérer les critères à suivre.
– Il faut que les confrères dans les communautés collaborent dans la mise en place et gestion des projets au niveau local.
– En parlant de projets pour l’autofinancement, le blocage que nous avons c’est le manque de capital pour investir. Tant que nous n’avons pas de fonds l’investissement devient difficile voire impossible. Toutefois, il faut la mise en place d’une commission qui élaborera un projet qui sera soumis à la province pour que tous, nous nous mettions à rechercher les fonds.
– Il y a eu des projets dans cette province qui ont, tous,échoué (élevage, pisciculture, culture attelée..). Il nous faut apprendre de nos échecs. Le problème que nous avons c’est la gestion.

DISCERNEMENT EN VUE DES ELECTIONS PROVINCIALES

« Quel profil du SP et des conseillers ? Pour quelle province aujourd’hui ? »
Groupe 1
-Capacité d’écoute, de dialogue, d’unifier, de concrétisation des idées durant les rencontres.
– Capable de faire face avec patience, sérénité et détermination aux défis de la province.
-Un père pour tous, sans discrimination de personnes, neutre.
– Qui connaisse la province de façon pratique, c’est-à-dire pour y avoir vécu ou travaillé, qui soit bilingue pour pouvoir communiquer non seulement avec tous les confrères mais aussi avec le peuple de Dieu de nos divers milieux.
– Capable de collaboration avec les conseillers et de discernement communautaire.
– Capable de reconnaître les priorités actuelles de la province et de les prendre à cœur.
– Capable d’écouter et de faire route avec les diverses générations.
– Capable d’amener la province à bouger, à avoir une vision claire et à cheminer vers elle.
– Un conseiller capable de passer dans les communautés qu’il représente, c’est-à-dire capable de lien entre les communautés qu’il représente et le conseil.
– Représentation des divers pays, si possible des divers contextes (pastorale urbaine, monde islamique, pastorale en milieu rural).
– Œuvrer pour qu’on garde l’héritage combonien dans le diocèse d’Aného.
Pour qu’elle province ?
La province est celle qu’on a, telle qu’elle se présente de nos jours avec ses diverses attentes et préoccupations, ses qualités et limites.
Au conseil provincial prochain de nous aider à marcher lentement mais surement et concrètement vers un futur radieux avec plus d’efficacité dans notre être et agir comme mccj, de nous aider à cheminer avec des cas concrets vers la réalisation des objectifs qui seront retenus comme priorités dans le plan sexennal.
Groupe 2 :
Nous avons abordé cette question en termes d’attentes. Il s’agit des attentes du groupe vis-à-vis du futur Supérieur Provincial et de son Conseil. Nous avons dégagé sept attentes que nous pouvons qualifier de capacités. Il importe que le futur Provincial soit un homme de : unité, vision, équipe, intériorité, mission, impartialité et bilingue.
– Homme d’unité
Capable d’unir les ainés, d’unir les jeunes et de valoriser tout ce monde autour d’un projet provincial. Être 3 pays, constituant une Province, est une richesse, mais cette richesse doit être bien gérée par l’autorité, pour ne pas accentuer les frontières géographiques qui existent déjà entre ces 3 pays.
– Homme de vision
Capable de mobiliser les Confrères dans un élan de nouveauté ; ceci dans le sens d’un renouvèlement profond de la Province.
En fait, parler de vision nous amène à dire que le futur Provincial doit être :
– Un homme d’expérience. Il doit avoir une bonne connaissance, non seulement de la Province, mais aussi et surtout de l’Institut. La connaissance de l’Institut est une dimension très importante, pour pouvoir mener à bien certaines négociations avec les instances supérieures.
– Un homme capable d’initiatives et aussi capable de les mener à terme. Cela demande qu’il soit rempli d’humanité, capable de comprendre les Confrères et de les intéresser à ses grandes aspirations.
– Homme d’équipe
Capable de travailler en équipe, d’avoir une forte collaboration avec son Conseil.
– Homme d’intériorité
Il doit être un homme de foi et d’humanité, de prière et d’espérance. Cette dimension de l’intériorité est centrale, car le Provincial est appelé à gérer des vies humaines, et ce n’est pas toujours facile.
– Homme de mission
Une personne qui a déjà fait la mission. En fait, une expérience valable de mission importe beaucoup, car il aura à faire à des Confrères engagés en plein sur le champ de mission. L’expérience missionnaire concrète l’aidera à mieux comprendre le Missionnaire qui, à un moment donné, se retrouve dans certaines situations de vie.
– Homme impartial
Capable d’aller réellement au-delà des affinités, pour savoir valoriser tous les Confrères, sans exception aucune.
– Homme bilingue
Capable de parler essentiellement le français et l’anglais. Ceci compte tenu de la situation géographique de notre Province composée de deux pays francophones et du Ghana qui a l’anglais comme langue nationale.
N.B : La personne idéale n’existe pas. Cependant, voilà les attentes profondes des Confrères. Qu’au début de leur mandat, une copie des Actes de cette dernière assise rentrant dans le compte de notre Formation Permanente, soit notifiée au prochain Provincial et à son Conseil. Qu’ils prennent constamment à cœur ces vœux forts des Confrères, pour permettre à la Province de faire réellement face aux défis qui l’attendent durant les années à venir.
Groupe 3
Tenant en compte la vision de la province, nous trouvons bon d’avoir un provincial autochtone comme signe de maturité et de croissance de la province. Toutefois, il faut éviter de tomber dans le tribalisme. Il faut nous ouvrir à l’Esprit qui nous guide et nous conduit. Il serait bon que le provincial soit bilingue vue la réalité de notre province qui est constituée de deux langues :le français et l’anglais.
Le Provincial et ses conseillers doivent être capables:
– d’entrer en dialogue avec la Direction Générale surtout pour la réalité du personnel et l’éventuel échange entre provinces.
– Penser à la requalification de la présence des Frères dans la province.
– Avancer dans la question de l’auto-prise en charge.
– Promouvoir la formation, en particulier les spécialisations.
– Encourager l’engagement pour la JPIC.
Il importe d’avoir un Provincial qui écoute et dialogue, qui rassemble. Le Provincial doit avoir une connaissance de la province, de ce qu’il doit faire. Le Provincial doit être capable de mettre les points sur les «i» quand il le faut. Il serait souhaitable que le Provincial puisse avoir une expérience de mission.
Nous proposons:
Que le profil du SP et son Conseil, en train d’élaboration, soit envoyé aux scolastiques : ils sont un groupe important de votants.
Que ce profil sert de garde ligne dans l’exercice des fonctions du Provincial et de son conseil : il pourra être utile pour une évaluation.
Groupe 4
Profil du Provincial : nous souhaitons voir dans notre prochain Provincial les qualités suivantes :
– Quelqu’un qui ne recherche pas à « faire le provincial ».
– Un confrère jeune et autochtone, de préférence entre 40 – 50 ans qui a une vision, une bonne santé avec capacité d’écoute.
– Quelqu’un consistent, capable d’impartialité, digne de respect, courageux, sans complexe, vrai, exigeant qui sait faire le pont entre les confrères de différents âges et qui connait les deux langues officielles de la province.
– Il doit avoir une bonne expérience missionnaire avec une connaissance suffisante de la réalité de nos trois pays.
– Qu’il ait la capacité de relation avec nos évêques et sache dialoguer.
– Un homme de prière et de vie intérieure.
– Quelqu’un qui unit.
En réitérant les mêmes qualités pour les conseillers nous en ajoutons les suivantes:
– Tenir compte des secteurs de la vie et mission de l’Institut : formation, animation missionnaire et pastorale paroissiale.
– Des confrères qui cherchent le bien commun de la province, des confrères compétents.
Pour quelle province aujourd’hui ?
– Une province qui ose, qui réveille l’église locale, une province prophétique.
– Une province qui s’engage davantage dans le domaine de la Justice et Paix, Intégrité de la Création.
Débats/Partage :
• Proposition de faire le résumé de tous ces éléments de profil et le remettre au nouveau provincial élu. Cela l’aidera à voir clair ce que la province attend de lui.
• Il faut prendre conscience de la vision que nous voulons donner à notre province. Prendre en compte la question du personnel, l’auto prise en charge, les frères, les spécialisations…
• Revaloriser un peu plus les conseillers, faire sentir leur travail ainsi que le travail des secrétariats.
• C’est le moment d’un tournant décisif pour la vie de notre province et il faut s’y prendre avec du sérieux.
• Est-ce possible de revoir et uniformiser les critères ?
• Que le critère de la foi du futur provincial soit vraiment considéré. Que Dieu ait une place de choix dans la vie de la personne.
• Nos attentes sont trop grandes. Ou pouvons-nous le trouver ? Acceptons humblement la pauvreté de nos personnes et aidons celui qui sera choisi d’accomplir le service que nous lui confions.
• Même s’il est vrai que ce profil est l’idéal, nous n’aurons pas raison de négliger les traits indiqués.
• C’est la toute première fois que nous avons mené ensemble un discernement en vue de l’élection du nouveau SP. Un effort louable à encourager.

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